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Archive pour janvier 2008

Une réponse aux préoccupations environnementales

Jeudi 31 janvier 2008

L’étude menée sur l’ensemble du cycle de vie des carburants (« du champs à la roue » ou « du puit à la roue ») en 2002 par Ecobilan-PriceWaterHouseCoopers pour le compte de l’ADEM et de la DIREM a permis de dresser le bilan des émissions nettes de gaz à effet de serre des agrocarburants, et de le comparer à celui des carburants fossiles. 

Pour les agrocarburants, l’ensemble des consommations d’énergie non renouvelable et des émissions de gaz à effet de serre, depuis la parcelle agricole (utilisation d’engrais et de carburant pour les machines agricoles) jusqu’au dépôt pétrolier régional, en passant par le transport de la matière première agricole et sa transformation industrielle (distilleries), ont été comptabilisées. En ce qui concerne l’essence, cette comptabilisation s’est faite depuis le champ d’extraction jusqu’au même dépôt régional en incluant le transport du pétrole brut et son raffinage.

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Cette étude met en évidence, par exemple, que la production et l’utilisation d’un litre d’éthanol gérèrent 4 fois moins de gaz carbonique qu’un litre de carburant fossile. Ainsi, à parcours égal, bien qu’un véhicule fonctionnant à l’éthanol  consomme environ 25% de carburant en plus, ses émissions nettes de CO² sont 2.5 fois inférieures à celles d’un véhicule à essence. La réduction significative des émissions nettes de gaz à effet de serre s’explique par le recyclage de CO² grâce à la photosynthèse : le blé, le maïs et les betteraves utilisées pour la fabrication d’agrocarburants absorbent du gaz carbonique pour se développer.

Enfin, selon l’ADEME, les agrocarburants ont aussi un impact positif sur la pollution locale de l’air. Leur apport d’oxygène améliorerait la combustion et limiterait l’émission dans l’air de particules de monoxydes de carbone ainsi que d’autres polluants.

  • Les agrocarburants sont issu de productions agricoles respectueuses de l’environnement 

La culture des matières premières entrant dans la fabrication des agrocarburants s’inscrits déjà dans le respect des bonnes pratiques agricoles et environnementales. L’octroi des aides directes aux agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune est soumis au respect de la réglementation en matière d’environnement, de santé publique, de santé des végétaux, ainsi que des « bonnes conditions agricoles et environnementales ». Il s’agit du volet « conditionnalité des aides » introduit par la réforme de 2003.

La production française est déjà une réalité

Jeudi 31 janvier 2008
  • Une filière déjà ancrée… 

Durant la campagne 2005/2006, la France a produit 7,6 millions d’hectolitres (soit 605 000 tonnes) d’alcool éthylique d’origine agricole (céréales et blé). La production d’éthanol a représenté 22% de ce total soit 1.72 millions d’hectolitres. Le reste de la production d’alcool éthylique alimente divers débouchés tels que l’industrie pharmaceutique, le secteur des cosmétiques, l’alimentaire ‘alcools de bouche). L’éthanol  est produit par une vingtaine de sites industriels : 

  • 10 sucreries distilleries ; 

  • 3 distilleries produisant de l’éthanol à partir de céréales ; 

  • 1 distillerie produisant de l’éthanol d’origine vinique. 

Toutes ces unités ont bénéficié d’agréments fiscaux permettant de saturer leur capacité de production et de répondre dès 2004 à la demande en bioéthanol pour un usage carburant.

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  • Qui connaît un fort développement pour répondre aux nouveaux objectifs 

En réponse à l’attribution d’agréments dans le cadre du deuxième appel d’offre lancé par l’Etat en novembre 2005, plusieurs groupes agro-industriels coopératifs ou privés ont décidé d’investir plus d’un milliard d’euro dans la construction de 6 unités industrielles de production de bioéthanol. Ces projets ont été confortés par l’attribution d’agréments complémentaires lors du troisième appel d’offres.

Ces nouvelles unités qui représenteront à un terme une capacité de production totale de 1.2 millions de tonnes en sont aujourd’hui à divers stades d’avancement : 

  • L’usine d’Origny est entrée en production fin 2006 ; 

  • celles de Lacq, Lillebonne et Bazancourt sont en cours de construction et vont démarrer courant 2007 ; 

  • les unités de Pont-sur-Seine et Beinheim sont planifiées pour 2008/2009.

Ces outils bénéficient en outre des technologies les plus récentes en termes d’efficacité énergétique et de rendement de transformation, permettant d’améliorer sensiblement les atouts environnementaux de la production française de bioéthanol (bilan énergétique et émissions de gaz à effet de serre). 

La construction de ces unités de production de grande capacité confère à la filière la capacité à répondre à la fois aux objectifs nationaux d’incorporation de bioéthanol dans l’essence et au développement de l’E85 mais également d’être en mesure d’approvisionner d’autres pays de l’UE.

Un rôle stratégique : renforcer l’indépendance énergétique de la France et de l’Union européenne

Jeudi 31 janvier 2008

Au-delà de leur apport environnemental indéniable, les agrocarburants présentent l’intérêt de diversifier le « bouquet énergétique » dans le secteur des transports, actuellement dépendant à 98 % du pétrole. L’approvisionnement européen en pétrole repose en outre sur un nombre très réduit de pays, dont une bonne partie sont régulièrement soumis à des aléas géopolitiques. La variété des agrocarburants, celle des matières premières utilisables (la biomasse) pour les produire, leur polyvalence en termes de modes d’utilisation dont autant d’éléments contribuant à diversifier l’approvisionnement énergétique d’un pays. 

Si la diversification est une opportunité, la sécurité de l’approvisionnement est une nécessité stratégique pour les pays très indépendants de ressources fossiles importées. La production domestique d’agrocarburants constitue un moyen efficace de renforcer la sécurité, tant quantitativement que qualitativement, et par conséquent de s’affranchir pour partir des risques inhérents au recours massif à l’importation auprès d’un nombre limité de pays fournisseur. S’agissant de agrocarburants, ces risques sont principalement relatifs aux modes de production des matières premières (nature des terres utilisées, pratiques culturales, conditions sociales), à la disponibilité régulière tant des matières premières (risque climatique et sanitaire) que du produit transformé (engorgement logistique, pénurie ponctuelle ou prolongée, etc). 

Les agrocarburants eux-mêmes mais surtout le développement de leur production au plan domestique constituent donc un véritable et précieux outil de politique énergétique, à court, moyen et long termes. 

Une meilleure sécurisation de l’approvisionnement énergétique à court termes permet de réduire d’autant la taille des stocks stratégiques devant être détenus par les Etats pour faire face, le cas échéant, à pénurie. Dans une annexe de son rapport de situation sur l’utilisation des agrocarburants, la Commission européenne a chiffré cette économie permise par les agrocarburants à 1 milliard d’euros par an pour l’UE à 27, sur la base d’une incorporation de 14% de agrocarburants. 

En matière de développement durable, la question du rendement énergétique est primordiale. Ce rendement correspond au ratio entre la quantité d’énergie fournie par un carburant et la quantité d’énergie non renouvelable mobilisée pour le produire. Selon l’étude ADEME/DIREM/PriceWaterHouseCoopers, le rendement énergétique de l’éthanol (2,05) est nettement supérieur à celui de l’essence (0,87). Ainsi, l’éthanol produit 2 fois plus d’énergie que celle nécessitée pour sa production. Le rendement énergétique élevé de l’éthanol permet d’optimiser l’utilisation des ressources fossiles et par conséquent d’en réduire la facture, à consommation énergétique équivalente. 

Le potentiel agricole français

Jeudi 31 janvier 2008

L’augmentation programmée de la production française de bioéthanol à partir de céréales et de betteraves est compatible tant avec les surfaces agricoles disponibles qu’avec l’approvisionnement prioritaire du débouché alimentaire. 

  • La France dispose de surfaces agricoles largement suffisantes 

Afin de répondre à la nécessité d’incorporer 5.75% d’éthanol dans l’essence en 2008, 280 000  ha de céréales et 55 000 ha de betteraves au maximum seront nécessaires. Cela représente moins de 3% des surfaces céréalières et environ 15% des surfaces betteravières actuelles, ces calculs étant effectués selon une hypothèse de rendements constants. 

Or, depuis plusieurs décennies, les rendements sont en hausse régulière, ce qui permet d’augmenter la production à surface cultivée égale.

La réforme de la Politique Agricole Commune a introduit l’obligation de gel des terres en 1992. Ces jachères (environ 1.5 millions d’ha en France en 2005) déjà en partie dédiées à des cultures à vocation énergétique. 

Les négociations multilatérales en cours au sein de l’OMC pourraient aboutir à la nécessité pour l’UE de réduire les exportations. Chaque année, la France exporte environ 20% de production de blé tendre en dehors de l’UE. La demande intérieure annuelle en blé tendre à des fins de production d’éthanol à horizon 2010 représentera moins de 40% des quantités annuellement exportées en dehors de l’Union. 

Comme indiqué précédemment, la réforme de l’Organisation Commune de Marché Sucre va de surcroît entraîner une baisse significative des surfaces cultivées en betteraves à l’échelles européenne. 

Le potentiel agricole français en termes de surfaces agricoles permet amplement de répondre à la demande accrues de cultures énergétiques et ce, sans mettre en péril l’approvisionnement alimentaire, qui demeure la fonction première de l’agriculture.  numriser0008.jpg

  • Le développement du bioéthanol ne concurrence pas la production à vocation alimentaire 

Il n’existe pas de conflit entre la production de cultures à usage alimentaire et celles destinées à développer le bioéthanol à l’échelle européenne. 

Concernant les céréales, le débouché éthanol reste minoritaire en France ( 2  à 3  millions de tonnes à compter de 2010) face aux plus de 63 millions de tonnes de céréales produites annuellement destinées à la meunerie, l’exportation, l’alimentation du bétail, l’amidonnerie… 

La betterave à sucre à usage alimentaire est cultivée sous quota. Les quotas de production doivent réglementairement être atteints avant mise en œuvre de toute production à vocation non- alimentaire (production hors quota). 

Il n’y a donc aucune concurrence entre l’alimentaire et le non alimentaire sur cette culture.

Les Agrocarburants, un atout pour l’emploi

Jeudi 31 janvier 2008
  • Le bioéthanol facteur de développement économique 

En 2003  et 2004, PriceWaterHouseCoopers a mené une étude approfondie sur l’impact économique des différentes filières de production d’agrocarburants. Cette étude a mis en évidence que la production d’agrocarburants est nettement plus génératrice d’emplois que celle des carburants fossiles : la production de 1000 tonnes de bioéthanol permet de créer ou maintenir entre 3 et 6 emplois (selon la nature des matière première utilisée) contre 0.02 emploi pour 1000 tonnes d’essence.

Les emplois concernés sont ruraux, sur des territoires ou le tissu industriel est en général peu développé. L’implantation des usines en différentes régions du territoire national, la taille de leur zone  géographique respective d’approvisionnement en matières premières permettent une large répartition des effets économiques positifs. Selon la Commission européenne, à l’horizon 2020, l’incorporation de agrocarburants à hauteur de 7% de la consommation totale d’essence et de gazole de l’Union permettrait la création nette de 105 000 emplois au sein de l’UE, ce chiffre passant de 144 000 avec une part de 14 % d’agrocarburants.

  • Le développement du bioéthanol constitue une débouchée complémentaire pour l’agriculture 

L’émergence des agrocarburants constitue pour l’agriculture française une opportunité de diversifier ses débouchés et de réorienter une partie de sa production vers le secteur énergétique. La réforme de l’Organisation Commune de Marché, entrée en vigueur en 2006, va induire une baisse significative de la production européenne de sucre. A l’échelle de l’union européenne, cette réforme pourrait conduire à une baisse des surfaces de betteraves destinées à la production de sucre de l’ordre de 800 000 hectares à l’horizon 2010. 

Le développement  de la production de bioéthanol va permettre de compenser partiellement cette diminution des surfaces en betteraves dont les vertus agronomiques sont reconnues et d’assurer la pérennité d’une filière.

Concernant les céréales, la baisse continue du prix d’intervention et la volonté des OMC de réduire les subventions à l’exportation font peser un risque croissant sur le revenu des producteurs. Le développement de la production d’agrocarburants à partir de blé ou de maïs apporte à la filière céréalière un débouché nouveau, dont l’évolution des prix répond à des fondamentaux différents du débouché alimentaire, ce qui permet de diversifier le risque de prix.

Compte-rendu de l’entretient

Jeudi 31 janvier 2008

La stratégie de Citroën est la suivante. Il faut reconnaître les enjeux sociaux, environnementaux et économiques et les intégrer dans la stratégie industrielle et commerciale. Trois enjeux sont capitales et définissent une politique de développement durable selon trois axes : la mobilité urbaine, la sécurité routière et l’effet de serre auxquels bien entendu nous allons plus particulièrement nous intéresser. 

L’automobile et l’environnement, c’est 87 % des ressources pétrolières qui sont consommées par le transport terrestre. La phase d’utilisation du véhicule représente 83 % de consommation et d’émissions polluantes dans l’air. Le peak oil est estimé aux environ de 2015

Citroën se donne deux défis prioritaire à relever qui sont ; 

D’un point de vue environnemental, réduire les émissions de gaz à effet de serre et améliorer la qualité de l’air .

D’un point de vue énergétique, il mise sur l’augmentation de la durée de vie des réserves actuelles en réduisant les consommations et le développement de moteurs compatibles avec les énergies alternatives émettant moins de CO². 

« Les agrocarburants sont une pastille de couleur sur une palette énergétique » 

Pour mieux comprendre cette réflexion, il faut savoir que les agrocarburants ne sont pas les seules possibilités mises en avant par Citroën pour lutter contre les rejets de CO² dans l’atmosphère. Une présentation des différentes énergies s’impose : 

Tout d’abord, le Gaz Naturel Véhicule (GNV). Le gaz naturel, composé essentiellement de méthane (CH4) est utilisé principalement à des applications industrielles ou domestiques (chauffage, production d’eau chaude, cuisine). Sur le plan écologique, il permet de réduire les émissions de CO2 de 20 à 25 % par rapport à l’essence, tout en éliminant les rejets de particules, de souffre, benzène et d’autres dérivés nocifs. C’est aussi une alternative au tout pétrole pour le transport alliant économie, sécurité et préservation de l’environnement. Le Gaz Naturel est distribué par réseau, ce qui engendre moins de transport par camion et ainsi une diminution des rejets. 

La technologie Stop & Start, système micro-hybride. Ce système provoque la « mise en veille » du moteur juste avant et pendant l’immobilisation du véhicule. Sa remise en fonction est automatique et instantanée au « lâcher » de la pédale de frein. Les mesures effectuées ont permis de noter une réduction atteignant 10 % de la consommation en cycle urbain et permet une réduction des émissions de CO² de l’ordre de 10 %. 

L’hybride diesel-électriqueest une solution pour diminuer significativement la consommation et les émissions de CO². La consommation moyenne se situe à 3.4L de gazole aux 100 km et les émissions de CO² sont de 90 grammes par km. 

Enfin, les carburants agricoles : « les biocarburants », qui présentent un triple intérêt. Ils permettent de préserver les ressources de pétrole, d’abaisser les émissions de CO² au travers d’un cycle vertueux et sont immédiatement disponibles. Une deuxième génération encore plus prometteuse devrait voir le jour d’ici 2012. 

Le groupe PSA connaît une forte implication pour l’essor de ces «  biocarburants ». 

PSA pilote le groupe de travail européen (CNE) sur la normalisation de l’Ethanol  et du biodiesel à l’usage automobile. Tous les moteurs essence actuels du Groupe sont compatibles jusqu’à 10 % d’Ethanol et les moteurs diesel actuels y compris avec Filtre à Particules, sont compatibles jusqu’à 30 % de biodiesel. PSA est membre de l’Association Partenaire Diester. Le Groupe est favorable à la généralisation du B10 dès lors que les normes de qualité seront définies avec l’ensemble des acteurs du marché. 

Seul un cocktail de solutions permet de répondre aux défis de raréfaction des ressources pétrolières et des émissions de gaz à effet de serre. 

Et huile de friture ?!

Jeudi 31 janvier 2008

L’association Route ma frite 17 s’est implantée sur l’île d’Oléron en mars dernier, avec pour objectif la valorisation des déchets et en particulier le recyclage des huiles de friture.  L’association revend ensuite après filtration ce carburant alternatif, au prix de 0.50 euro le litre.  Et à la reconnaissance légale fiscale de ce carburant qui pour l’instant reste interdit à la vente « s’il ne paie pas la taxe du carburant qu’il est censé remplacer », selon l’Ademe. 

La communauté d’agglomération de La Rochelle a en projet, avec l’association oléronnaise, d’ouvrir une usine de filtration d’une capacité de 50 000 à 100 000 litres par an pour alimenter ses véhicules de service. La construction de la station devait s’achever ce mois-ci pour un coût de 55 000 euro. Cet usage serait en revanche légal, les huiles végétales pures, que la loi de finance autorise désormais en flotte de collectivité, en engins de pêche depuis le fameux précédent de Villeneuve-sur-Lot.

Suite à la question, encourager vous ou non le développement d’essence à partir d’autres bases que l’agriculure, comme l’exemple présenté ci-dessus ?La réponse est non. Les risques sur les moteurs sont loin d’être connus. Mieux vos se servir d’essences certifiées par les professionnels. Sourire

Le plan biocarburants en France

Jeudi 31 janvier 2008

Depuis le 1er janvier 2007, la fabrication et la commercialisation de l’E85 est officiellement  autorisées en France. Pour que le prix de ce nouveau carburant soit réellement compétitif pour l’automobiliste, et dans le respect de l’encadrement communautaire, il bénéficiera d’une réduction significative des taxes intérieures sur les carburants (TIC). Ces réductions fiscales permettront à l’E85 d’être affiché à un prix d’environ 0.80 € le litre à la pompe.

Les signataires de la charte E85 pour le développement de cette filière en France sont : 

- les agriculteurs, représentés par la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA), les jeunes Agriculteurs (JA), l’Association Générale des Producteurs de Blé et autres céréales (AGPB), l’Association Générale des Producteurs de Maïs (AGPM), la Confédération Générales des planteurs de Betteraves (CGB)

- les producteurs d’éthanol, représentés par le Syndicat National des Producteurs d’Alcool Agricole (SNPAA)

- les distributeurs de carburants, dont les entreprises AGIP France, BP France, Carrefour, Casino, Cora, Intermarché, Leclerc, Shell, Système U, Total France

- les constructeurs automobiles, dont Ford France, PSA Peugeot Citröen, Renault, Saab France, Volvo

- le comité professionnel de la distribution de carburant

- l’Etat 

Dans le cadre de la loi de programmation fixant les orientations de la politique énergétique (loi POPE), cotée en juillet 2005, la France s’est donnée l’objectif de porter la part des biocarburants dans les carburants à 7 % en 2010 alors qu’elle n’était que de 1 % en 2005. 

Les Différentes générations

Dimanche 20 janvier 2008

Aujourd’hui les principaux agrocarburants, produits et utilisés, issus de la première génération d’agrocarburants sont l’Ethanol et le Biodiesel 

L’éthanol est compatibles avec l’essence. C’est un alcool produit par fermentation du sucre (betteraves, canne à sucre), ou de l’amidon issu de céréales (blé, maïs, …). Une fois mis sur le marché il porte le nom de superéthanol E85. Il peut être mélangé directement à l’essence à des teneurs  5 à 26 % voire 85 % pour les véhicules dits « flexibles ou auto adaptatifs ».

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Le biodiesel ou ester méthylique d’huile végétale (EMHV est compatible avec le gazole). Il est produit à partir de plantes contenant de l’huile végétale telles que le colza, le tournesol, le soja ou le palmier à huile. Cette huile est transformée chimiquement en EMHV qui est mélangée ensuite avec le gazole. A la pompe, on le retrouve sous l’appellation B30, souvent appelé Diester, l’une de ses marques de commercialisation. 

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Cependant le bilan environnemental des agrocarburants est actuellement encore controversé. Seul le passage à la production d’agrocarburants dits de deuxième génération est susceptible de l’améliorer significativement. Les recherches progressent, mais une dizaines d’années devraient encore être nécessaires à leur généralisation. Le passage au stade industriel de cette filière devrait débuter en 2012 

La deuxième génération d’agrocarburants comprend, le biodiesel de synthèse BTM et l’éthanol carburant ;

la production de biodiesel de synthèse, BTL « Biomass To Liquid ». Ces agrocarburants diesel sont obtenus en transformant, par gazéifaction à haute température, la biomasse lignocellulosique (bois, pailles, déchets végétaux) afin d’obtenir un « gaz de synthèse » qui sera ensuite transformé en « gazole de synthèse ». 

la production d’éthanol-carburant à partir de biomasse dite « cellulosique » utilisant, soit la totalité de la plante (tiges et pailles de céréales), soit des cultures dédiées. 

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