Le potentiel agricole français

L’augmentation programmée de la production française de bioéthanol à partir de céréales et de betteraves est compatible tant avec les surfaces agricoles disponibles qu’avec l’approvisionnement prioritaire du débouché alimentaire. 

  • La France dispose de surfaces agricoles largement suffisantes 

Afin de répondre à la nécessité d’incorporer 5.75% d’éthanol dans l’essence en 2008, 280 000  ha de céréales et 55 000 ha de betteraves au maximum seront nécessaires. Cela représente moins de 3% des surfaces céréalières et environ 15% des surfaces betteravières actuelles, ces calculs étant effectués selon une hypothèse de rendements constants. 

Or, depuis plusieurs décennies, les rendements sont en hausse régulière, ce qui permet d’augmenter la production à surface cultivée égale.

La réforme de la Politique Agricole Commune a introduit l’obligation de gel des terres en 1992. Ces jachères (environ 1.5 millions d’ha en France en 2005) déjà en partie dédiées à des cultures à vocation énergétique. 

Les négociations multilatérales en cours au sein de l’OMC pourraient aboutir à la nécessité pour l’UE de réduire les exportations. Chaque année, la France exporte environ 20% de production de blé tendre en dehors de l’UE. La demande intérieure annuelle en blé tendre à des fins de production d’éthanol à horizon 2010 représentera moins de 40% des quantités annuellement exportées en dehors de l’Union. 

Comme indiqué précédemment, la réforme de l’Organisation Commune de Marché Sucre va de surcroît entraîner une baisse significative des surfaces cultivées en betteraves à l’échelles européenne. 

Le potentiel agricole français en termes de surfaces agricoles permet amplement de répondre à la demande accrues de cultures énergétiques et ce, sans mettre en péril l’approvisionnement alimentaire, qui demeure la fonction première de l’agriculture.  numriser0008.jpg

  • Le développement du bioéthanol ne concurrence pas la production à vocation alimentaire 

Il n’existe pas de conflit entre la production de cultures à usage alimentaire et celles destinées à développer le bioéthanol à l’échelle européenne. 

Concernant les céréales, le débouché éthanol reste minoritaire en France ( 2  à 3  millions de tonnes à compter de 2010) face aux plus de 63 millions de tonnes de céréales produites annuellement destinées à la meunerie, l’exportation, l’alimentation du bétail, l’amidonnerie… 

La betterave à sucre à usage alimentaire est cultivée sous quota. Les quotas de production doivent réglementairement être atteints avant mise en œuvre de toute production à vocation non- alimentaire (production hors quota). 

Il n’y a donc aucune concurrence entre l’alimentaire et le non alimentaire sur cette culture.

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