Les Agrocarburants, un atout pour l’emploi

  • Le bioéthanol facteur de développement économique 

En 2003  et 2004, PriceWaterHouseCoopers a mené une étude approfondie sur l’impact économique des différentes filières de production d’agrocarburants. Cette étude a mis en évidence que la production d’agrocarburants est nettement plus génératrice d’emplois que celle des carburants fossiles : la production de 1000 tonnes de bioéthanol permet de créer ou maintenir entre 3 et 6 emplois (selon la nature des matière première utilisée) contre 0.02 emploi pour 1000 tonnes d’essence.

Les emplois concernés sont ruraux, sur des territoires ou le tissu industriel est en général peu développé. L’implantation des usines en différentes régions du territoire national, la taille de leur zone  géographique respective d’approvisionnement en matières premières permettent une large répartition des effets économiques positifs. Selon la Commission européenne, à l’horizon 2020, l’incorporation de agrocarburants à hauteur de 7% de la consommation totale d’essence et de gazole de l’Union permettrait la création nette de 105 000 emplois au sein de l’UE, ce chiffre passant de 144 000 avec une part de 14 % d’agrocarburants.

  • Le développement du bioéthanol constitue une débouchée complémentaire pour l’agriculture 

L’émergence des agrocarburants constitue pour l’agriculture française une opportunité de diversifier ses débouchés et de réorienter une partie de sa production vers le secteur énergétique. La réforme de l’Organisation Commune de Marché, entrée en vigueur en 2006, va induire une baisse significative de la production européenne de sucre. A l’échelle de l’union européenne, cette réforme pourrait conduire à une baisse des surfaces de betteraves destinées à la production de sucre de l’ordre de 800 000 hectares à l’horizon 2010. 

Le développement  de la production de bioéthanol va permettre de compenser partiellement cette diminution des surfaces en betteraves dont les vertus agronomiques sont reconnues et d’assurer la pérennité d’une filière.

Concernant les céréales, la baisse continue du prix d’intervention et la volonté des OMC de réduire les subventions à l’exportation font peser un risque croissant sur le revenu des producteurs. Le développement de la production d’agrocarburants à partir de blé ou de maïs apporte à la filière céréalière un débouché nouveau, dont l’évolution des prix répond à des fondamentaux différents du débouché alimentaire, ce qui permet de diversifier le risque de prix.

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