Une réponse aux préoccupations environnementales

L’étude menée sur l’ensemble du cycle de vie des carburants (« du champs à la roue » ou « du puit à la roue ») en 2002 par Ecobilan-PriceWaterHouseCoopers pour le compte de l’ADEM et de la DIREM a permis de dresser le bilan des émissions nettes de gaz à effet de serre des agrocarburants, et de le comparer à celui des carburants fossiles. 

Pour les agrocarburants, l’ensemble des consommations d’énergie non renouvelable et des émissions de gaz à effet de serre, depuis la parcelle agricole (utilisation d’engrais et de carburant pour les machines agricoles) jusqu’au dépôt pétrolier régional, en passant par le transport de la matière première agricole et sa transformation industrielle (distilleries), ont été comptabilisées. En ce qui concerne l’essence, cette comptabilisation s’est faite depuis le champ d’extraction jusqu’au même dépôt régional en incluant le transport du pétrole brut et son raffinage.

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Cette étude met en évidence, par exemple, que la production et l’utilisation d’un litre d’éthanol gérèrent 4 fois moins de gaz carbonique qu’un litre de carburant fossile. Ainsi, à parcours égal, bien qu’un véhicule fonctionnant à l’éthanol  consomme environ 25% de carburant en plus, ses émissions nettes de CO² sont 2.5 fois inférieures à celles d’un véhicule à essence. La réduction significative des émissions nettes de gaz à effet de serre s’explique par le recyclage de CO² grâce à la photosynthèse : le blé, le maïs et les betteraves utilisées pour la fabrication d’agrocarburants absorbent du gaz carbonique pour se développer.

Enfin, selon l’ADEME, les agrocarburants ont aussi un impact positif sur la pollution locale de l’air. Leur apport d’oxygène améliorerait la combustion et limiterait l’émission dans l’air de particules de monoxydes de carbone ainsi que d’autres polluants.

  • Les agrocarburants sont issu de productions agricoles respectueuses de l’environnement 

La culture des matières premières entrant dans la fabrication des agrocarburants s’inscrits déjà dans le respect des bonnes pratiques agricoles et environnementales. L’octroi des aides directes aux agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune est soumis au respect de la réglementation en matière d’environnement, de santé publique, de santé des végétaux, ainsi que des « bonnes conditions agricoles et environnementales ». Il s’agit du volet « conditionnalité des aides » introduit par la réforme de 2003.

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