Désordre écologique

La reconversion des terres pour y cultiver des agrocarburants est parfois responsable d’émissions massives de carbone dans l’atmosphère. Dans les pays tropicaux, le défrichage par le feu conduit à l’émission de grandes quantités de CO² et à une augmentation de la pollution atmosphérique et à une diminution de la biodiversité. L’OCDE souligne les risques d’érosion de la biodiversité lors du remplacement « d’écosystèmes, comme les forêts, les zones humides et les pâturages » par « des cultures destinées aux agrocarburants ». De plus, ce système de défrichage permet aux groupes huiliers de faire des économies en pesticide, car le fait de brûler la forêt permet de transformer le sol, qui est acide, en vase, qui est un très bon pesticide. 

Ainsi l’Indonésie et la Malaisie sont, à elles seules, à l’origine de plus de 80 % de la production mondiale d’huile de palme. La forêt de Sumatra, un des poumons de notre planète, est actuellement soumise à des déforestations massives pratiquées par des grands groupes producteur d’huile de palme comme Dutapalma. Ainsi  87 % de la déforestation est imputable à l’installation de monocultures de palmiers à huile. Sur des milliers d’hectares, la forêt est rasé, brûlé, remplacé par des palmiers dont l’huile va servir pour la production des agrocarburants. La biodiversité est en danger, les orangs-outans et les tigres sont menacés d’extinction à cause de la disparition de leur habitat naturel. 

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Le contraste marqué entre la forêt pluviale vierge d’Indonésie et le territoire dégagé pour faire place aux plantations destinées à la production d’huile de palme.

La demande d’huile de palme a été multipliée par six depuis le milieu des années 80. Selon la FAO, les importations d’huile de palme en Europe ont été multipliées par deux entre 2000 et 2006. Pour répondre à ce nouveau marché, les prévisions font état d’un doublement des superficies de plantations d’huile de palme en Indonésie et Malaisie au cours de la prochaine décennie : de 10-11 millions d’hectares à 18-22 millions d’hectares.

Ce qui n’annonce rien de bon pour la préservation de la faune et de la flore encore existantes sur notre planète. Triste

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