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Compte-rendu de l’entretient

Jeudi 31 janvier 2008

La stratégie de Citroën est la suivante. Il faut reconnaître les enjeux sociaux, environnementaux et économiques et les intégrer dans la stratégie industrielle et commerciale. Trois enjeux sont capitales et définissent une politique de développement durable selon trois axes : la mobilité urbaine, la sécurité routière et l’effet de serre auxquels bien entendu nous allons plus particulièrement nous intéresser. 

L’automobile et l’environnement, c’est 87 % des ressources pétrolières qui sont consommées par le transport terrestre. La phase d’utilisation du véhicule représente 83 % de consommation et d’émissions polluantes dans l’air. Le peak oil est estimé aux environ de 2015

Citroën se donne deux défis prioritaire à relever qui sont ; 

D’un point de vue environnemental, réduire les émissions de gaz à effet de serre et améliorer la qualité de l’air .

D’un point de vue énergétique, il mise sur l’augmentation de la durée de vie des réserves actuelles en réduisant les consommations et le développement de moteurs compatibles avec les énergies alternatives émettant moins de CO². 

« Les agrocarburants sont une pastille de couleur sur une palette énergétique » 

Pour mieux comprendre cette réflexion, il faut savoir que les agrocarburants ne sont pas les seules possibilités mises en avant par Citroën pour lutter contre les rejets de CO² dans l’atmosphère. Une présentation des différentes énergies s’impose : 

Tout d’abord, le Gaz Naturel Véhicule (GNV). Le gaz naturel, composé essentiellement de méthane (CH4) est utilisé principalement à des applications industrielles ou domestiques (chauffage, production d’eau chaude, cuisine). Sur le plan écologique, il permet de réduire les émissions de CO2 de 20 à 25 % par rapport à l’essence, tout en éliminant les rejets de particules, de souffre, benzène et d’autres dérivés nocifs. C’est aussi une alternative au tout pétrole pour le transport alliant économie, sécurité et préservation de l’environnement. Le Gaz Naturel est distribué par réseau, ce qui engendre moins de transport par camion et ainsi une diminution des rejets. 

La technologie Stop & Start, système micro-hybride. Ce système provoque la « mise en veille » du moteur juste avant et pendant l’immobilisation du véhicule. Sa remise en fonction est automatique et instantanée au « lâcher » de la pédale de frein. Les mesures effectuées ont permis de noter une réduction atteignant 10 % de la consommation en cycle urbain et permet une réduction des émissions de CO² de l’ordre de 10 %. 

L’hybride diesel-électriqueest une solution pour diminuer significativement la consommation et les émissions de CO². La consommation moyenne se situe à 3.4L de gazole aux 100 km et les émissions de CO² sont de 90 grammes par km. 

Enfin, les carburants agricoles : « les biocarburants », qui présentent un triple intérêt. Ils permettent de préserver les ressources de pétrole, d’abaisser les émissions de CO² au travers d’un cycle vertueux et sont immédiatement disponibles. Une deuxième génération encore plus prometteuse devrait voir le jour d’ici 2012. 

Le groupe PSA connaît une forte implication pour l’essor de ces «  biocarburants ». 

PSA pilote le groupe de travail européen (CNE) sur la normalisation de l’Ethanol  et du biodiesel à l’usage automobile. Tous les moteurs essence actuels du Groupe sont compatibles jusqu’à 10 % d’Ethanol et les moteurs diesel actuels y compris avec Filtre à Particules, sont compatibles jusqu’à 30 % de biodiesel. PSA est membre de l’Association Partenaire Diester. Le Groupe est favorable à la généralisation du B10 dès lors que les normes de qualité seront définies avec l’ensemble des acteurs du marché. 

Seul un cocktail de solutions permet de répondre aux défis de raréfaction des ressources pétrolières et des émissions de gaz à effet de serre. 

Et huile de friture ?!

Jeudi 31 janvier 2008

L’association Route ma frite 17 s’est implantée sur l’île d’Oléron en mars dernier, avec pour objectif la valorisation des déchets et en particulier le recyclage des huiles de friture.  L’association revend ensuite après filtration ce carburant alternatif, au prix de 0.50 euro le litre.  Et à la reconnaissance légale fiscale de ce carburant qui pour l’instant reste interdit à la vente « s’il ne paie pas la taxe du carburant qu’il est censé remplacer », selon l’Ademe. 

La communauté d’agglomération de La Rochelle a en projet, avec l’association oléronnaise, d’ouvrir une usine de filtration d’une capacité de 50 000 à 100 000 litres par an pour alimenter ses véhicules de service. La construction de la station devait s’achever ce mois-ci pour un coût de 55 000 euro. Cet usage serait en revanche légal, les huiles végétales pures, que la loi de finance autorise désormais en flotte de collectivité, en engins de pêche depuis le fameux précédent de Villeneuve-sur-Lot.

Suite à la question, encourager vous ou non le développement d’essence à partir d’autres bases que l’agriculure, comme l’exemple présenté ci-dessus ?La réponse est non. Les risques sur les moteurs sont loin d’être connus. Mieux vos se servir d’essences certifiées par les professionnels. Sourire