Archive de la catégorie ‘II) Les directives’

Un développement favorable par des mesures adoptées

Mercredi 6 février 2008

En 1992, face à la surproduction céréalière, l’union européenne avait imposé, par une réforme de la Politique Agricole Commune, un gel obligatoire de 10% des terres. Le 16 juillet 2007, Mariann Fischer Boel, commissaire européenne à l’agriculture, a proposé à la Commission de fixer à 0 % le taux de jachère obligatoire pour la campagne 2007-2008. La France pendant le Grenelle de l’environnement, a soutenu cette proposition. 

Il est essentiel que cette décision – avant tout économique – ne porte pas atteinte à l’équilibre écologique des zones cultivées. Allain Bougrain-Dubourg, Président de la LPO, explique que « Les jachères sont devenues, depuis leur création, les rares refuges de biodiversité des plaines cultivées et zones céréalières : sans elles, nombre d’espèces de flore et de faune autrefois banales et maintenant rares, n’auraient pu se maintenir. Elles contribuent, de plus, au repos des terres et à la baisse de la pression phytosanitaire sur les cours d’eau ».

De plus, le protocole de Kyoto adoptée en 1997, qui est une convention des Nations-Unies sur les changements climatiques, prévoit qu’entre 2008 et 2012, le niveau mondial de production de gaz à effet de serre devra être réduit de 5,2 % par rapport à ceux de 1990. L’Europe est à l’origine de 14 % des émissions de ces gaz qui contribuent au réchauffement climatique.

Ainsi, par ces mesures adoptées au niveau européen ou mondial, toutes encouragent le développement d’activités respectueuses de l’environnement, les agrocarburants seraient-ils alors la solution de demain ?! Indeci 

  

Le pacte écologique

Mercredi 6 février 2008

Pourquoi proposer un pacte écologique ? 

« Dans un monde frappé par le chômage, la précarité et l’exclusion, le péril écologique n’est pas nécessairement perçu comme la plus grave des menaces. Et pourtant…  Les experts sont unanimes et formels, nous sommes face à une crise écologique sans précédent : entre autre avec l’épuisement des ressources […] L’humanité toute entière est menacée et les populations les plus démunies sont les premières frappées. L’ensemble des facteurs de la crise écologique amplifie les tensions et en génère de nouvelles, parmi lesquelles les conflits pour l’accès aux ressources [...] Ignorer l’impératif écologique ou le traiter à la marge, reviendrait à laisser les problèmes sociaux et les inégalités mondiales s’aggraver. […] » 

Nicolas Hulot et le Comité de Veille Écologique de la Fondation proposent que la société s’organise autour d’un « Pacte écologique » : un contrat entre les Français et le Président de la République pour changer de cap. Chaque candidat et candidate à l’élection présidentielle a reçu le Pacte écologique ainsi que l’ouvrage « Pour un Pacte écologique » par courrier. Ils ont été invité à signer le Pacte et à se positionner sur les 10 objectifs et les 5 propositions.

Par rapport à notre sujet, nous nous sommes plus intérréssé à l’objectif 2, Énergie : organiser la baisse de la consommation En bref : lutter contre le réchauffement climatique en réduisant massivement le recours au pétrole, au gaz et au charbon pour diviser par quatre nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.

En effet, selon l’Etat et ses partenaires signataires de la charte E85, les agrocarburants peuvent être une solution à ce problème d’énergie qui se pose à nous.

Pour consulter plus en détails ce pacte écologique cliquez ici ***

Le plan biocarburants en France

Jeudi 31 janvier 2008

Depuis le 1er janvier 2007, la fabrication et la commercialisation de l’E85 est officiellement  autorisées en France. Pour que le prix de ce nouveau carburant soit réellement compétitif pour l’automobiliste, et dans le respect de l’encadrement communautaire, il bénéficiera d’une réduction significative des taxes intérieures sur les carburants (TIC). Ces réductions fiscales permettront à l’E85 d’être affiché à un prix d’environ 0.80 € le litre à la pompe.

Les signataires de la charte E85 pour le développement de cette filière en France sont : 

- les agriculteurs, représentés par la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA), les jeunes Agriculteurs (JA), l’Association Générale des Producteurs de Blé et autres céréales (AGPB), l’Association Générale des Producteurs de Maïs (AGPM), la Confédération Générales des planteurs de Betteraves (CGB)

- les producteurs d’éthanol, représentés par le Syndicat National des Producteurs d’Alcool Agricole (SNPAA)

- les distributeurs de carburants, dont les entreprises AGIP France, BP France, Carrefour, Casino, Cora, Intermarché, Leclerc, Shell, Système U, Total France

- les constructeurs automobiles, dont Ford France, PSA Peugeot Citröen, Renault, Saab France, Volvo

- le comité professionnel de la distribution de carburant

- l’Etat 

Dans le cadre de la loi de programmation fixant les orientations de la politique énergétique (loi POPE), cotée en juillet 2005, la France s’est donnée l’objectif de porter la part des biocarburants dans les carburants à 7 % en 2010 alors qu’elle n’était que de 1 % en 2005.